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"L"Unique et sa propriété de Max Stirner"
« Cinquante ans après » par André Arru
Article mis en ligne le 30 octobre 2008
dernière modification le 1er novembre 2008
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Voici le deuxième texte d’André Arru sur Stirner, écrit en 1988 et portant le titre « Cinquante ans après » ; il fut publié à la suite et en complément du premier ("L’Unique et sa propriété de Max Stirner" par René Saulière), par Le Libertaire (Le Havre) sur six numéros entre juin 1988 et février 1989, puis sous forme de brochure en 1996 (Editions du Libertaire, Le Havre). Cette publication contient en outre des textes de référence d’E. Armand et de Pierre-Valentin Berthier, choisis par André et réunis sous le titre « Controverses et convergences » pour élargir le champ de réflexion des lecteurs.

Cinquante ans après - L’ Unique aujourd’hui -

Le texte qui précède [1] date de 1938. Je n’y ai rien changé parce que mes sentiments, en ce domaine, n’ont pas changé, et aussi parce que l’œuvre de Stirner n’a pas vieilli malgré ses cent cinquante années d’existence ! La situation est toujours la même… ou pire. Plus que jamais, l’Individu est agressé, plus que jamais le clonage le guette. Plus que jamais il est cerné, ligoté, enfermé, étouffé et disparaît dans la masse, au sein des institutions bien établies. Et lorsque ces dernières vacillent sous un coup de boutoir imprévu, comme en 1968, les idées géniales sont vite récupérées, transformées, caricaturées et resservies vidées de leur contenu primordial. L’Humanité, l’Homme ne sont pas atteints par ces tours de passe-passe, mais l’Individu se dissout de plus en plus dans la multitude, il n’a plus de consistance.

Comment pourrait-il en être autrement ? Dès son plus jeune âge, l’homme est préparé à son rôle d’assujetti : « On lui apprend (à l’enfant) à « servir », autrement dit on lui apprend la servitude à l’égard des structures hiérarchiques de dominance. On lui fait croire qu’il agit pour le bien commun, alors que la communauté est hiérarchiquement institutionnalisée, qu’elle le récompense de tout effort accompli dans le sens de cette servitude à l’institution. Cette servitude devient alors gratification. L’individu reste persuadé de son dévouement, de son altruisme, cependant il n’a jamais agi que pour sa propre satisfaction, mais satisfaction déformée par l’apprentissage de la socio culture… (avec) ce que nous savons aujourd’hui de la biologie des comportements, je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra dans sa vie d’adulte une chance exceptionnelle pour s’évader de cette prison, s’il y parvient jamais… » (Henri Laborit, [2]Eloge de la fuite [3]

Si nous rapprochons ces jugements sur le fonctionnement des institutions, de ceux donnés dans les pages précédentes, nous constatons que, malgré cent cinquante ans d’écart, ils se rejoignent étrangement. Pourtant, les uns émanent d’un enseignement nourri d’études philosophiques, particulièrement riches au siècle dernier, les autres viennent d’un chercheur scientifique, sociobiologiste réputé de notre temps. Ils se rejoignent aussi dans l’éclat que provoquent leurs œuvres. L’Unique et sa propriété, dès sa parution, fit pousser des cris d’horreur, non seulement chez les cléricaux et d’autres réactionnaires de l’époque, mais au sein de l’école hégélienne, mais encore chez Marx et les siens. Quant à Henri Laborit, reconnu comme l’un des grands biologistes contemporains, il est également une personne qui dérange parce qu’il ne se confine pas dans les limites de son laboratoire ni dans ses mémoires scientifiques… Il en sort pour nous exhorter à prendre conscience des réalités scientifiques que nous vivons : « Les problèmes que pose la vie à chacun de nous, je n’ai trouvé aucun catéchisme, aucun code civil ou moral, capable de m’en fournir les réponses. Le Christ me les a données, mais outre que c’est un Monsieur qui n’est pas très recommandable, je le suspecte de changer de visage avec le client… » [4] ou encore : « La technicité focalise les sources d’information, rétrécit les langages, les systèmes sémantiques d’échanges, rend l’individu de plus en plus incapable de se situer dans l’univers, et d’autant plus sensible aux jugements de valeur imposés par les groupes de pression que ceux-ci soient l’état, le capital, les classes sociales, économiques…  ».
« … les hiérarchies sociales, les lois, les préjugés, les interdits innombrables, tout ce que les sociétés ont inventé pour assurer leur survie personnelle, ne peuvent qu’étouffer l’individu, réprimer l’expression de ses désirs… " [5].
Je me suis attardé sur Laborit, très peu eu égard à l’importance de son œuvre, parce que j’y trouve un parallélisme – ce qui ne veut pas dire identité – avec celle de Stirner. Leurs tirs à boulets rouges sur les mœurs de leur temps, l’individu base et levier de ces critiques pertinentes, logiques, d’ordre philosophique pour l’un et scientifique pour l’autre, l’ironie souvent mordante et l’humour de ce dernier, la fougue du premier, tout cela et bien d’autres choses me paraissent complémentaires.

Si L’Unique et sa propriété est une démonstration de l’écrasement de l’individu par les sociétés auxquelles il appartient, c’est plus encore, l’affirmation de son unicité, maître de sa personne, n’obéissant qu’à lui-même qui fit scandale. Lequel s’enfle ici parce que ces opinions heurtaient toutes les autres. En 1845, Stirner n’avait pas l’appui de la recherche scientifique. Par son œuvre il devenait l’anti-Hegel dont la philosophie dominait alors en Allemagne. Pour ce dernier la seule moralité était « la moralité objective », « … celle que l’homme acquiert dans les sociétés qui l’éduquent, famille, société civile et surtout l’Etat [6] ». C’est en respectant la loi, en s’y intégrant pour ne pas en subir la contrainte que l’homme trouvera sa liberté, nous dit Hegel. De cette opposition naît, contre Stirner, une réaction virulente où les cléricaux se démènent pour abattre l’ennemi ; « Si l’homme était unique, affirme le critique de la gazette Evangélique, organe de l’Orthodoxie dirigé par Hengstenberg, toute communication avec autrui lui serait interdite… une existence végétative seule correspondrait aux postulats d’une telle philosophie…  » (cité par Henri Arvon, sociobiologiste dans : Aux sources de l’existentialisme, Max Stirner, 1954).

Aujourd’hui, la plupart des biologistes, sinon tous, expliquent la spécificité de chaque être. Jean Rostand écrivait en 1953 dans Ce que je crois : « Ce ne serait pas la peine que la nature fasse de chaque individu un être unique pour que la société réduisît l’humanité à une collection de semblable. » Plus près de nous, Henri Laborit en 1976 confirme : « Puisqu’il tient tant au coeur de l’individu de montrer sa différence, de montrer qu’il est un être unique, ce qui est vrai… » [7]. C’est elle qui fait la richesse de l’espèce et lui donne ses potentialités… Si nous avions tous la même sensibilité à un virus, l’humanité toute entière pourrait être anéantie par une seule épidémie. Nous sommes quatre milliards et demi d’individus uniques pour affronter les risques possibles. » J’arrête les citations sur ce point, chaque lecteur peut en rajouter du cru de ses lectures.

On a beaucoup extrapolé sur l’œuvre de Stirner et ce complément rudimentaire à mon premier texte tente de mieux situer la valeur actuelle de la philosophie de L’Unique. Henri Arvon, déjà cité, l’a étudiée avec beaucoup de sérieux. « En 1844 paraît l’ouvrage capital de Max Stirner ; « L’Unique et sa propriété ». Espèce de journal, ce livre, véritablement grandiose par la rigueur de sa logique et la limpidité de son style, retrace en un raccourci saisissant tout le mouvement de la cause hégélienne pendant les années décisives de 1843 et 1844…  » [8]. Et encore : « … une pensée d’une rare vigueur et d’une pénétration quasi inhumaine et un style qui par sa surface lisse et ses arêtes coupantes rappelle la froideur et la dureté de l’acier… » (Aux sources de l’existentialisme, Max Stirner). Au cours de son essai, Arvon écrit que Stirner n’a pas grand-chose de commun avec l’anarchisme.

Il en donne comme exemple les attaques de l’auteur de L’Unique contre Proudhon. Mais c’était oublier que Proudhon combattait pour de grandes abstractions. La Justice, l’Egalité, la Liberté, etc. ; pour Stirner, une entité établie, d’où qu’elle vienne, asservit l’individu et de plus est un leurre. Elles sont pour lui des homélies et des discours. Il n’a qu’une cause, la sienne, le Moi vainqueur, c’est-à-dire débarrassé de toutes les transcendances, qu’elles viennent de l’athéisme ou du spiritualisme, de tous les concepts, qu’ils soient tyranniques ou révolutionnaires. Arvon essaie ensuite de démontrer que Stirner serait la source de la branche athée de l’existentialisme. Pour ceux qui ont lu Sartre, en France l’auteur le plus représentatif de cette philosophie résumée dans son livre «  L’individu existentiel est un humaniste », on peut dire que si Sartre s’intéresse à l’individu, il ne peut s’empêcher de l’embarquer dans des choix et des engagements qui sont plus près de la morale que de l’égoïsme. Enfin, d’autres ont voulu comparer l’Unique de Stirner au surhomme de Nietzsche. Le surhomme est un rêve d’enfant qui mène au superman et lorsque l’enfant grandit, au despote : «  Le fascisme veut instaurer l’avènement du surhomme nietzschéen  » (Camus). En face, l’Unique n’est qu’un Moi en lutte d’abord contre lui-même et contre les contraintes que les autres veulent lui imposer. Ainsi ce qui paraît difficile devient d’une clarté aveuglante : « En tant qu’Unique, tu n’as plus rien de commun avec personne, et par là même plus rien d’inconciliable ou d’hostile. » C’est alors qu’une question vient aux lèvres : que va devenir cet Unique ? « Autant vaudrait me demander de tirer l’horoscope d’un enfant. Ce que fera un esclave quand il aura brisé ses chaînes ? Attendez et vous le saurez !  »

Il est utile de remarquer pour la compréhension fondamentale de cette œuvre que le premier chapitre de L’Unique s’intitule « Je n’ai basé ma cause sur rien ». La fin de ce chapitre se termine par : « Rien n’est pour moi au-dessus de Moi  ». Il serait tentant alors d’y trouver une résonance du « surhomme ». Mais Stirner termine son essai par cette pensée forte, concise et évidente : « Si je base ma cause sur Moi, l’Unique, elle repose sur son créateur éphémère et périssable qui se dévore lui-même et je puis dire : Je n’ai basé ma cause sur rien.  » [9]

Stirner et l’anarchisme…

On remarquera que, dans son œuvre, Stirner ne se qualifie pas d’anarchiste. Ce sont ses contemporains, amis et adversaires, qui lui ont épinglé – entre autres – cette étiquette en le comparant à Proudhon, qui venait de publier en 1840 Qu’est-ce que la propriété ? et aussi à Most et d’autres anarchistes allemands qui défrayaient la chronique par de nombreux attentats.

C’est en 1892 que l’anarchiste John Henry Mackay redécouvrit Stirner, publia sa biographie, le sortant ainsi de l’ombre où il avait sombré après avoir fait beaucoup de bruit. A partir de là L’Unique et sa propriété devint une référence pour l’individualisme anarchiste et l’anarchisme en général. C’était normal, le refus de toutes autorités morales et institutionnelles, les analyses qui accablent et démontent toutes les valeurs dites universelles, les accusations portées contre les idées transcendantales, contre Dieu, Etat, Patrie, Justice, traditions, etc., font entrer de plain-pied, L’Unique, et Stirner lui-même, dans l’univers anarchiste. Christian Cornélissen écrivait en 1900 : « J’appellerais volontiers le livre de Stirner l’évangile de l’anarchiste, si ce n’était faire tort à l’individualisme en lui attribuant un évangile. » (#En marche vers une société nouvelle).

Il faut ajouter encore que Stirner n’emploie pas le mot individualisme. C’était pour lui un « isme » qu’il combattait comme les autres entités. Il s’en tenait à « l’ Individu » et à son association possible avec d’autres individus. Association limitée dans le temps et aussi dans les buts, pas de principes généraux qui planent au-dessus des parties prenantes. C’est l’intérêt de chacun qui est en jeu, on traite d’égal à égal : « Moi je vois dans cette réunion (l’association) rien d’autre qu’une augmentation de ma force multipliée. Dans ce sens là elle est une association. L’association n’est maintenue ni par un lien naturel ni par un lien spirituel : elle n’est ni une société naturelle ni une société morale. Ce n’est ni l’unité du sang ni l’unité de croyance (c’est-à-dire d’esprit) qui lui donne naissance… » (L’Unique)

C’est, plus particulièrement, à dater de 1901 que vont se développer en France différentes expressions, pour la plupart individuelles, de l’anarchie, qui se réclameront de l’individualisme [10].

Quelques personnalités du milieu universitaire comme Victor Basch ou Félix Le Dantec [11], très ancrées dans la société du moment, s’intéressèrent à l’œuvre de Stirner. Leurs essais firent beaucoup de bruit car ils convenaient du talent de Stirner, de sa connaissance profonde en théologie et en philosophie et du réalisme de l’acte d’accusation qu’il portait contre la société ; mais leur regard sur l’œuvre n’est en fait qu’un constat d’intellectuel, d’ordre critique dans le cas de Victor Basch. Le constat est le même de la part de Félix Le Dantec qui pourtant, en exergue de son livre, écrivait : « Si l’égoïsme est la base de notre édifice social, l’hypocrisie en est la clef de voûte.  » Sa conclusion, que je résume, est que l’hypocrisie continuera d’équilibrer le déséquilibre des sociétés présentes et futures.

C’est E. Armand [12] qui, au travers de ses publications, brochures, livres, réunions, conférences, sorties à thèmes, créa, anima la pensée anarcho-individualiste, provoquant la constitution de groupes qui à leur tour organisaient des réunions et distribuaient et vendaient la presse anarchiste. Il est vrai que ces groupes étaient peu nombreux mais Armand rassemblait aussi un nombre relativement important d’individualités libertaires [13], ce qui donnait à son mouvement une certaine ampleur. L’en-Dehors puis L’Unique eurent une riche collaboration au travers d’un éclectisme de rubrique rare et donc un contenu toujours enrichissant. Enfin Armand était un militant infatigable au point que son dernier bulletin qui paraissait encarté dans Défense de l’Homme de Louis Dorlet [14] est paru un mois après sa mort à 90 ans !

Si Stirner a été le philosophe de l’individualisme anarchiste, E. Armand en a été, entre les deux guerres et après la dernière jusqu’en 1962, le principal vulgarisateur en France sans verser dans la vision disciple, pas davantage dans le panégyrique. Dans l’Ere Nouvelle du 25 mai 1910, il publiait un article biographique sur Stirner dans lequel on trouve ce passage : « Max Stirner est mort obscur mais fier. Il n’a pas « fini » casé dans quelque sinécure profitable. Nous savons ce qu’il a écrit, il l’a fait pour son plaisir, non pour le nôtre. Il ne nous a rien demandé : ni notre admiration, ni notre sympathie, ni nos remerciements. Nous ne lui devons rien. Le tribut que nous lui accordons, c’est de notre propre volonté, parce que cela nous agrée. Et c’est pourquoi – malgré les critiques et les calomnies, les envieux ou les moralistes – il nous apparaît comme suprêmement désintéressé. »

Parlant d’expression anarchiste-individualiste, je ne peux passer sous silence celle de Charles-Auguste Bontemps, lui aussi disparu, qui proposa dans deux ouvrages d’adapter à notre temps le projet anarchiste. L’un intitulé L’Anarchisme et le réel – essai d’un rationalisme libertaire, l’autre L’individualisme social (résumé et commentaires) . L’individu reste au centre des préoccupations de l’auteur :
« La condition première de la constance anarchiste, c’est d’être pour soi, de vivre avec sa morale à soi pour soi, d’oser une autonomie délivrée des psalmodies et des grimaces…  » (L’Anarchisme et le réel). Le Moi ici ne brise plus avec la société, il va lutter pour rester lui-même mais aussi pour modifier le milieu dans lequel il vit : « …il appartient à des anarchistes de prendre ce risque … de promouvoir et d’accélérer les avantages de ces évolutions. Il leur appartient de démystifier l’opinion. A ce stade, l’anarchiste se situe en position de vigilance et d’opposition constructive…  » (L’Anarchisme et le réel). Nous sommes là dans une autre représentation de l’anarchisme individualiste. Bontemps ne rompt pas, il tente de s’adapter. Nous sommes assez loin de la pensée tranchante, oppositionnelle de Stirner. Tout au moins en apparence.

E. Armand, lui, reste beaucoup plus proche de Stirner :
« Qu’on ne s’y méprenne point, les individualistes anarchistes sont des négateurs, des destructeurs, des démolisseurs. Ils sont ceux qui « ne croient en rien », « ne respectent rien ». Rien, en effet, ne trouve grâce devant leur critique désagrégeante. Rien ne leur est sacré.  » (E. Armand : ’Initiation Individualiste Anarchiste).

Si le livre fermé, le lecteur peut ressentir des changements dans ses sentiments, ses pensées, ses jugements, la société dans laquelle il vit, qui l’entoure, reste la même. Or, pour que cette société change il faut la chambarder de fond en comble et surtout dans ses us et coutumes, dans ses mœurs. Dans ses raisonnements. La révolte ne peut rien bouleverser. Elle ne fait que détraquer, un temps, un état de choses qui sera vite remis en place et souvent en pire. Pour changer les institutions à la base, c’est-à-dire les mœurs de la société, il faut changer les mœurs des individus qui la composent. C’est la révolution. Elle ne peut se faire qu’avec des révolutionnaires de pensée mais aussi de fait qui, dans la vie de tous les jours, font et vivent leur propre révolution. Construire une société, c’est commencer à se construire soi-même. C’est au travers d’un comportement quotidien individuel que se modifient ou disparaissent les institutions.

Cette lutte au jour le jour est pénible à mener, car elle oblige chacun à s’opposer à l’entourage familial, professionnel, social ; à refuser les morales, traditions, religions engendrant des déterminismes, en plus de ceux d’origine biologique, qui empêchent notre liberté de choix, nous embourbent et nous ramènent dans le conformisme, la pauvreté de penser et d’agir.

C’est le message que l’on trouve au fil des pages de l’œuvre de Stirner et de la plupart des ouvrages des individualistes anarchistes.

Notes :

[1c’est-à-dire "L’Unique et sa propriété de Max Stirner" - à lire dans cette même rubrique

[2Henri Laborit – chirurgien, biologiste, chercheur, découvreur. Prix Albert Lasker, la plus haute récompense scientifique des U.S.A., co-auteur du film Mon oncle d’Amérique. Auteur de nombreux ouvrages scientifiques et sociologiques à grand retentissement.

[3Robert Laffont. Ed.

[4Eloge de la fuiteop.cité

[5Henri Laborit,L’Homme imaginant

[6Hegel et l’hégélianisme par René Serreau, éd. Que Sais-Je -P.U.F.

[7Eloge de la fuite]op.cité]. François Jacob, prix Nobel, dans Le jeu des possibles (1981) dit : « … comme si l’égalité n’avait pas été inventée précisément parce que les êtres humains ne sont pas identiques… La diversité est une des grandes règles du jeu biologique… Et cette diversité, cette combinaison infinie qui rend unique chacun de nous, on ne peut la sous-estimer [[Nous avons remplacé par le verbe « sous-estimer » celui de « surestimer » qui figurait dans le texte, et qui ne pouvait être qu’une erreur ou une distraction.

[8L’Anarchisme, Que Sais-Je, PUF 1951

[9 : L’exemplaire de « L’Unique et sa propriété » lu et annoté par André Arru, et qui lui a servi de base de travail et de réflexion, a été édité par Stock (Bibliothèque Sociologique) en 1922 ; il s’agit de la 6ème édition, la première remontant à 1899 ; Robert L. Reclaire en est le traducteur.

Cette courte phrase « Je n’ai basé ma Cause sur Rien » qui introduit et clôt l’ensemble de l’œuvre, peut se trouver formulée avec de légères variantes, selon les traducteurs et les éditions.
Ainsi, chez J.J. Pauvert, 1960, traduction de Reclaire, « J’ai basé ma cause sur Rien » et dans la traduction de A. Sauge, Max Stirner, œuvres complètes, Edition l’Age d’Homme, Collection Germanica, 1972, « J’ai fondé ma cause sur Rien » en début d’ouvrage et « Je n’ai fondé Ma cause sur rien » en conclusion.

[10Encyclopédie anarchiste 1ère édition : la rubrique « Individualisme » compte les articles suivants : 3 articles signés respectivement de Lestrade, Stephen Mac Say, Raoul Odin. Puis Individualisme (Anarchisme altruiste) M. Pierrot ; Individualisme (Anarchisme égoïste) Manuel Devaldès ; Individualisme (Anarchisme harmonique) Han Ryner : Individualisme (Mon individualisme) Aristide Lapeyre ; Individualisme (Socialiste rationnel) Elie Soubeyran ; Individualisme (ou communisme) Max Nettlau ; Individualisme (Education) Stephen Mac Say.

[11Victor Basch. Professeur à la Sorbonne, devint président de la Ligue des droits de l’homme – assassiné par un homme de main de Joseph Darnand le 10 janvier 1944 ; L’Individualisme anarchiste de Max Stirner, Félix Alcan éd. 1928 2ème éd.
- Félix Le Dantec. Chargé de cours à la faculté des Sciences de l’Université de Paris, auteur de nombreux livres de vulgarisation scientifique et de philosophie dont L’Egoïsme, base de toute société qui fut beaucoup lu dans les milieux anarchistes ainsi que L’Athéisme.

[12Ernest Lucien Juin dit E. Armand. Né le 26 mars 1872 à Paris, mort le 19 février 1962 à Rouen. A publié comme périodiques : L’Ere Nouvelle, Hors du troupeau, Les Réfractaires, Pendant la Mêlée, L’En-Dehors, L’Unique – a dirigé L’Anarchie en avril 1912 ; a publié des dizaines de brochures, la Bibliothèque de l’Aristocratie, etc.

[13Entre autres : John Henry Mackay, Louis Barbedette, Manuel Devaldès, Louis Dorlet, Louis Estève, Hem Day, Gérard de Lacaze Duthiers, Han Ryner, Stephen Mac Say, etc.

[14Louis Dorlet est aussi auteur d’une brochure, L’Antidote - les bases scientifiques de l’individualisme et les conclusions qui en découlent.


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