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Le Groupe libertaire de Bordeaux
Article mis en ligne le 13 avril 2011
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Notes d’André Arru sur le Groupe libertaire de Bordeaux

[|(texte non daté, et sans doute non publié en l’état)|]

"Dans ce milieu anarchiste bordelais où j’ai vécu régnait une ambiance agréable, où chacun pouvait s’exprimer et trouver aide, appui et solidarité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait jamais eu de heurts ou de dissensions virulentes, ou, comme je l’ai signalé, quelques vilenies. Au souvenir, ce qui émerge c’est l’esprit d’ouverture, l’amitié, l’estime de l’autre.

Le groupe faisait partie de la F.A.F. (Fédération Anarchiste Française) comme la plupart des groupes du Sud-ouest qui s’étaient séparés de l’U.A. (Union des Anarchistes) pour des raisons de structures (en gros), l’U.A optant pour un cadre rigide à conception majoritaire, la F.A.F. pour une union accueillante aux conceptions larges, sans limites rigides. C’est toujours ce qui a divisé les anars et ça continue.

Le groupe fonctionnait sans carte, nos cotisations étaient libres et volontaires. Nous nous réunissions toutes les semaines. La moyenne de présence se situait entre 20 et 30 militants et militantes. Il y avait aussi ceux qui ne venaient pas ou rarement au groupe mais par le salon [1] ou la relation avec des camarades, donnaient un coup d’épaule (argent, travail, services etc..). Ils étaient nombreux.

Je n’ai rien dit sur l’appartenance, les conceptions d’organisation, le nombre d’adhérents de ce groupe bordelais ; à l’époque, je m’intéressais uniquement à l’activité propre du groupe. Je savais que nous adhérions à la F.A.F qui s’était créée dans le Sud-Ouest à la suite de désaccords avec l’U.A. considérée comme partisane d’une organisation rigide. La cassure s’était faite par cristallisation des problèmes sur un différent latent et constant : l’adhérent doit-il avoir une carte ou non. Ceux qui avaient fondé la F.A.F. ne voulaient ni de la carte, ni d’un cadre rigide qui menaient à une forme de dogmatisme. Les mêmes oppositions, après-guerre, n’ont cessé ou ne cessent de diviser les anarchistes.

A Bordeaux, nous n’avions donc ni cartes ni critères pour accueillir ceux qui venaient fréquenter le groupe. Le nouveau était présenté ou se présentait, les cotisations étaient libres.

André Arru

Notes :

[1NDLR : il s’agit du salon de coiffure d’Aristide Lapeyre, 33 rue de la Fusterie.


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